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Qu'est-ce qu'une arthroscopie de l'épaule ? L’arthroscopie du genou connaît depuis plus de 25 ans une grande faveur non seulement pour le traitement des lésions méniscales, des lésions cartilagineuses et même des ruptures du ligament croisé. L’arthroscopie au niveau de l’épaule est d’un développement plus récent mais rapide car il s’agit d’une articulation lâche qui se laisse facilement distendre par le liquide que l’on perfuse. Il s’agit d’un geste peu agressif, de réalisation simple qui permet de réaliser des gestes qui réclamaient, avant son apparition, une ouverture large comportant, des sections musculaires avec parfois une rééducation longue et difficile. Grâce à une arthroscopie de l’épaule, réalisée sous anesthésie générale ou même anesthésie loco-régionale, il est possible de traiter facilement deux sortes de pathologie fréquemment rencontrée au niveau de l’épaule : |
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1/ Le conflit sous acromial : Après avoir fait un bilan soigneux clinique, radiologique, complété par une IRM ou un arthroscanner, qui permet de voir s’il y a conflit entre la coiffe musculaire des rotateurs et l’acromion, lorsque la douleur d’un tel conflit persiste, malgré un traitement rééducatif et médical poursuivi plusieurs mois, le médecin peut proposer une acromioplastie c’est-à-dire un modelage de la région afin d’éviter l’accrochage des muscles de la coiffe sur l’acromion lorsque le patient porte son bras en hauteur. Cette intervention est facilement réalisée en introduisant l’arthroscope par une petite incision postérieure, cet instrument permet de voir sur un écran de télévision directement la zone du conflit, une 2ème voie externe permet l’introduction de fraises automatiques qui enlèveront les parties tissulaires inflammatoires et diminueront l’épaisseur de l’os acromial afin de pouvoir restituer une mobilité de l’épaule sans accrochage. Les suites de cette intervention, qui ne comporte donc aucune section musculaire, sont beaucoup plus simples et moins douloureuses, le bras est mis en écharpe deux à trois jours et la rééducation entreprise précocément. Les limites de l’opération sont des lésions massives du sus épineux, rupture ou disparition de la coiffe trop importante avec pseudo-paralysie du bras, de même, l’arthrose évoluée de l’épaule avec décentrement supérieur de l’humérus par disparition de la coiffe est une contre indication pour la réalisation de ce geste qui serait insuffisant, donc une bonne coiffe est nécessaire pour le succès de ce geste simple. |
IRM montrant une lésion partielle du sus épineux et un conflit avec l'acromion |
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En cas de lésions du sus épineux ou d’arthrose évoluée, des interventions plus complexes et plus souvent à ciel ouvert sont nécessaires mais il faut savoir que leurs suites sont souvent longues avec une rééducation prolongée. 2/ La deuxième bonne indication de l’arthroscopie de l’épaule, sont les calcifications, la tendinopathie calcifiante de l’épaule avec crises douloureuses, les précipitations calciques dans la bourse séreuse sous acromiale, dans ces cas l’arthroscopie de l’épaule est un moyen efficace et fiable pour retirer ce type de calcification sous contrôle de la vue. Il est également possible par arthroscopie de l’épaule de réaliser des techniques plus élaborées comme la réparation d’une coiffe ou le traitement d’une luxation récidivante de l’épaule. Il faut savoir que ces techniques sont extrêmement délicates à réaliser sous arthroscopie et sont grevées d’un certain pourcentage de récidives ou d’échecs directement fonction de l’expérience du chirurgien qui les pratique. Aujourd’hui, il existe quelques chirurgiens hyper spécialisés dans l’arthroscopie de l’épaule qui sont à même d’assurer avec succès ces techniques. |